• Les bornes frontalières des Pyrénées numérotées de 262 à 272 s'échelonnent du col de la Pierre Saint-Martin au col d'Anaye ou de l'Insole.

    Les croix frontière numéro 263 et numéro 264 ne sont pas faciles à trouver, elles sont situées sur la crête Ouest de Mombélia ou de la Serra, nommée Miéjebielhe par l'IGN, sur un terrain accidenté.

    La croix frontière sans numéro située "à 7 mètres plus loin" que la borne frontière numéro 265 du col de Pescamou, comme précisé dans le procès-verbal d'abornement, est en réalité située à une quinzaine de mètres au Sud de cette borne. 

    Près des croix frontière numéro  268 et numéro 269, des bornes frontière ont été rajoutées.

    La croix frontière numéro 271 bis, gravée "à 360 mètres comptés sur la crête de Sierralonga" au sommet d'Anelarra ou d'Analarra (2358 mètres) est portée "détruite" sur la carte IGN. Lors de mon passage, le 9 juillet 2009, je n'ai rien trouvé!

    La croix frontière numéro 272, gravée sur une roche verticale au col d'Anaye ou de l'Insole, est le dernier repère prévu dans l'abornement de la Convention additionnelle (du 28 décembre 1858) au Traité pour déterminer la frontière depuis l'embouchure de la Bidassoa jusqu'au point où confinent le Département des Basses-Pyrénées, l'Aragon et la Navarre du 2 décembre 1856. Cette même Convention signale après ce repère : "A partir d'ici, la chaîne des Pyrénées s'élève considérablement, et sa crête devenue très apparente sépare le Département des Basses-Pyrénées de la Navarre jusqu'au haut sommet appelé Table des Trois Rois parce qu'il est commun aux trois anciens royaumes de France, de Navarre et d'Aragon."

    La Table des Trois Rois (2421 mètres), située à l'Est du pic des Trois Rois (2444 mètres), est la dernière limite désignée dans le Traité de délimitation de la frontière du 2 décembre 1856. Aucun repère n'y a été réalisé.

     La carte IGN à utiliser est la 1:25000 1547 OT Ossau Vallée d'Aspe Parc National des Pyrénées.

    Voir galerie photos des bornes frontière 262 à 272

     


    votre commentaire
  • Les bornes frontalières des Pyrénées numérotées de 296 à 311 s'échelonnent du Pas d'Aspe ou Chourrout d'Aspe au col de Sobe.

    Le Traité de délimitation de la frontière de la Table des Trois Rois au Port de Bouet, du 14 avril 1862, précise: 

    - "Article 11.- La jouissance des pâturages dans le versant septentrional de la montagne d'Aspé, propriété de la vallée d'Anso, appartiendra, deux années sur trois, à cette vallée, la Vésiau d'Aspé, composée des communes de Cette-Eygun, Etsaut et Urdos, n'ayant que la troisième, laquelle correspond à 1863, 1866 et aux années qui se succèdent périodiquement au même intervalle.".

    - "Article 12.-La Vésiau d'Aspé et la ville de Jaca jouiront en commun des pâturages des montagnes d'Astun, de la Raque et Raquette, propriété de Jaca, sur le versant méridional des Pyrénées, ainsi que de ceux des communaux de la Vésiau contigus à ces montagnes sur le versant français... L'usage du pâturage de la Raque et Raquette, compris entre Somport et les montagnes de Comdetju, d'Espoulunguet et d'Astun, sera libre en toutes saisons, de jour et de nuit, pour les troupeaux de Jaca et de la Vésiau. Enfin, Jaca continuera à payer annuellement à la Vésiau d'Aspé cent trente sols jaquèses qui, en monnaie actuelle, font, à peu de chose près, cent vingt-deux réaux de vellon ou trente-deux francs. "

    Le même Traité précise dans son Article 9 que: "Les autorités municipales respectives prendront avec l'approbation des autorités civiles supérieures du Département et de la Province, les mesures qui leur paraîtront les plus convenables pour assurer la conservation des bornes et le remplacement de celles qui auraient été détruites ou enlevées. Elles s'entendront pour que chaque année, au mois d'août, il soit fait de concert une reconnaissance des bornes qui marquent la ligne séparative de leurs territoires, et pour rédiger en commun un rapport destiné à informer les susdites autorités civiles supérieures du résultat de cette reconnaissance.". En 1131 le roi Alfonse 1er d'Aragon concède l'usage des pâturages frontaliers de Candanchu, La Raqueta, Astun et Espelunguet aux moines de l'Hôpital de Santa Cristina du Somport. En 1397 le roi d'Aragon confisque aux bergers Aspois la jouissance de ces mêmes herbages. Ces derniers retrouveront leur droit d'usufruit au début du XVI ème siècle, sous le règne de Fernand le Catholique. Chaque année, conformément à l'Article 9, toutes les communes bénéficiant du Traité de la Vésiau (Etsaut, Cette-Eygun et Urdos) commémorent avec la ville aragonaise de Jaca ce Traité au col du Somport, en période estivale. Il est procédé à un échange de cadeaux et à la vérification des bornes et croix frontière limitant les pâturages.

    L'article 13 du Traité du 14 avril 1862 précise que: "- Sont confirmés les usages existants entre les habitants de Sallent et de Lanuza de la vallée de Tena, et ceux de la vallée d'Ossau, relativement à leur droit réciproque de gîte; pour les premiers à la majada de Tourmon dans la montagne d'Anéou en France, et pour les seconds à la grotte de Samorons ou majada de lou Roumiga en Espagne."

    L'annexe II de la convention additionnelle du 27 février 1863 au Traité du 14 avril 1862, précise sous le titre "Terrains d'un usage commun aux vallées d'Ossau et de Téna" que: "Il existe entre le Pourtalet d'Anéou (repère international n° 310) et le pic de Peyrelu à l'Est, deux petits territoires de même dimension, séparés par la montagne d'Estrémère, et qui sont communs aux troupeaux d'Ossau et de Téna.

    Le premier à l'Est du Pourtalet, entre la ligne de faîte qui sert de limite internationale et un mur de pierres sèches, au Nord, sur le versant de France.

    Le second au Sud du col de Peyrelu, sur le versant d'Espagne, entre la crête des Pyrénées et celle des deux rameaux qui se joignent à environ 80 mètres du col, à des rochers presque à fleur de terre, sur lesquels est gravée une ancienne croix, et qui s'appellent las Saléras (Salières), parce qu'on y donne le sel aux troupeaux des deux vallées.

    Après la croix frontière numéro 296 gravée sur une roche de l'escarpement vertical du Pas d'Aspe ou Chourrout d'Aspe, un sentier continue horizontalement vers l'Est-Nord-Est pour aller rejoindre plus bas le GR 11. Attention ! car une vingtaine de mètres après le Pas d'Aspe, ce sentier a été emporté sur une dizaine de mètres par un éboulement de terrain bad et il faut avoir le pied montagnard pour franchir ce passage très raide en passant sur l'herbe juste au-dessus de la partie supérieure de l'effondrement ^^ (10 septembre 2009) .

    La croix frontière numéro 297 était initialement gravée, face Nord, au pied d'un immense rocher vertical, sur la ligne de partage des eaux. Un échange de lettres entre la France et l'Espagne des 31 janvier et 7 février 1985, modifiant l'annexe I de la Convention additionnelle du 27 février 1863 au Traité de délimitation du 14 avril 1862, signale les opérations frontalières réalisées dans la région du Somport au cours des années 1977 et 1978: "La croix frontalière 297 disparue a été remplacée par une pyramide blanche élevée sur un petit plateau, situé sur la ligne de partage des eaux, à une centaine de mètres du pied de l'immense roche verticale où était gravé le repère 297. La ligne droite qui définit la frontière entre les repères 297 et 299 et s'écarte là de celle de partage des eaux en passant par la croix 298 gravée sur un rocher, a été jalonnée de trois bornes intermédiaires: la première à 328 mètres du nouveau repère 297 et à 752 mètres de la croix 298, la seconde à 525 mètres de la première et à 227 mètres de la croix 298 et la troisième à 225 mètres de la croix 298 et à 175 mètres de la borne 299".

    La croix frontière numéro 298 est difficile à trouver, j'ai agrandi le cairn qui se trouve à proximité wink2 .

    Le procès-verbal d'abornement du Traité de délimitation du 14 avril 1862 précise pour le signal frontière numéro 308 : "Borne au col Mayou ou de las Névéras". Cette borne frontière n'est pas située au col Mayou mais à près de 300 mètres à l'Est, sur la crête, à quelques mètres du sommet du pic d'Arnousse.

    La croix frontière numéro 311 gravée sur une roche au col de Sobe (2449 mètres) marque le dernier repère frontière, entre le département des Pyrénées-Atlantiques et l'Espagne, prévu dans la Convention additionnelle du 27 février 1863 au Traité de délimitation du 14 avril 1862. 

                --------------------------------------------------------------------------------

    Observations sur le terrain le 11 août 2017:
    En suivant les restes de murets en pierres sèches qui matérialisent les limites des terrains d'un usage commun aux vallées d'Ossau et de Tena et non la frontière franco-espagnole, ainsi que l'inutile et inharmonieux cordon/clôture (électrique ? comme celui du Puerto Viejo de Sallent) qui longe cette même limite, il y a plusieurs croix peintes en rouge. Si certaines recouvrent ce qui semble ressembler à des croix gravées dans la roche, d'autres sont peintes sans que l'on ne puisse déceler la moindre trace d'une quelconque gravure sarcastic . Par contre j'en ai trouvé deux qui étaient bien gravées mais pas peintes, je les ai rehaussées avec de la craie blanche qui disparaîtra rapidement avec la pluie.
    La croix gravée sur un rocher presque à fleur de terre, à environ 80 mètres du col de Peyrelue ou Puerto Viejo de sallent est celle qui délimite le second terrain d'usage commun aux troupeaux des vallées d'Ossau et de Tena. On voit bien que le numéro "310 BIS" gravé à côté est une gravure qui a été rajoutée à tort car ce n'est pas une croix délimitant la frontière franco-espagnole. L'inharmonieux cordon/clôture électrique qui passe à tort plus au Sud de cette limite n'est pas à sa place !

    Petit rappel historique:
    Le procès-verbal d'abornement du Traité du 14 avril 1862 portant sur la délimitation de la frontière entre l’Espagne et la France, précise qu'à partir de la borne frontière numéro 299 située au sommet de la Coume de la Légna ou de Candantchou "la ligne internationale se confond complètement avec la ligne de faîte de la chaîne principale, jusqu'au delà du port de Vénasque où se trouve le repère n° 332. "
    L'annexe II de la convention additionnelle du 27 février 1863 au Traité du 14 avril 1862, précise sous le titre "Terrains d'un usage commun aux vallées d'Ossau et de Téna" que: "Il existe entre le Pourtalet d'Anéou (repère international n° 310) et le pic de Peyrelu à l'Est, deux petits territoires de même dimension, séparés par la montagne d'Estrémère, et qui sont communs aux troupeaux d'Ossau et de Téna.
    Le premier à l'Est du Pourtalet, entre la ligne de faîte qui sert de limite internationale et un mur de pierres sèches, au Nord, sur le versant de France.
    Le second au Sud du col de Peyrelu, sur le versant d'Espagne, entre la crête des Pyrénées et celle des deux rameaux qui se joignent à environ 80 mètres du col, à des rochers presque à fleur de terre, sur lesquels est gravée une ancienne croix, et qui s'appellent las Saléras (Salières), parce qu'on y donne le sel aux troupeaux des deux vallées."

                --------------------------------------------------------------------------------

    Les cartes IGN à utiliser sont les 1:25000, 1547 OT Ossau Vallée d'Aspe Parc National des Pyrénées et 1647 OT Vignemale Ossau Arrens Cauterets Parc National des Pyrénées.

    Voir galerie photos des bornes frontière 296 à 311




    votre commentaire
  • Les bornes frontalières des Pyrénées numérotées de 272 à 296 s'échelonnent du col d'Anaye ou de l'Insole au Pas d'Aspe ou Chourrout d'Aspe.

    La Table des Trois Rois (2421 mètres), située à l'Est du pic des Trois Rois (2444 mètres), est la dernière limite désignée dans le Traité de délimitation de la frontière du 2 décembre 1856 et la première limite désignée par le Traité de délimitation de la frontière du 14 avril 1862. Aucun repère n'y a été réalisé, le traité du 14 avril 1862 précise dans son article 1er : "la ligne séparative des souverainetés de France et d'Espagne, depuis l'extrémité orientale de la Navarre jusqu'au Val d'Andorre, partira du sommet de la Table des Trois Rois, dernier point désigné au procès-verbal d'abornement dressé en exécution de l'article 10 du Traité de limite du 2 décembre 1856, et suivra la crête principale des Pyrénées jusqu'au pic de Gabedaille, en s'avançant de l'Occident à l'Orient entre la vallée française d'Aspe et la vallée espagnole d'Anso." et le même Traité précise dans son Article 2 : " Du pic de Gabedaille elle ira par l'Escalé d'Aiguetorte jusqu'à la Chourrout d'Aspé, d'après le tracé existant entre les territoires de Borce et d'Anso.", ce tracé ne suit pas la ligne de partage des eaux et l'Article 10 du traité réglemente les conditions d'usage:

    -1) de la montagne d'Estaés (Estanes ou Estaens) appartenant à Anso

    -2) d'une zone qui s'étend depuis l'Escalé d'Aiguetorte jusqu'au Mailh de Maspêtres, entre la frontière internationale et la lisière supérieure du bois d'Espelunguère (appartenant à Borce)

    -3) d'une zone qui occupe l'espace compris depuis le Fourat de las Tirérès jusqu'auprès de la Chourrout d'Aspé, entre les croix hautes ou repères de la limite internationale et les croix basses qui circonscrivent du côté de l'Orient (appartenant à Borce)

    L'annexe II de la convention additionnelle du 27 février 1863 au Traité du 14 avril 1862 précise que ces trois zones seront délimitées par la frontière internationale et par une série de croix: "on a gravé sur le rocher des croix à double branche, sans numéro, et qui consistent en deux lignes droites parallèles d'un décimètre de long, coupées perpendiculairement au milieu par une autre ligne droite d'une longueur double". La première zone étant "signalée par deux croix", la seconde "déterminée par douze croix" et la troisième par "neuf croix".

    Le procès-verbal d'abornement de 1862 débute son premier repère : "au Port d'Anso, ou Col de Pétragème où l'on a placé le premier repère du présent abornement, lequel consiste en une croix et le numéro 273 gravés sur un rocher de calcaire blanc, à 9,0 mètres à l'Est du sentier qui conduit de Lescun à Anso. "

    Le procès-verbal de 1862 précise pour le repère 280 une "Croix à l'Escalé d'Aigue torte, sur un grand rocher vertical, à gauche de la cascade." Elle est difficile à situer car elle est gravée au bord du vide sarcastic , sur la partie horizontale du haut des falaises verticales, au Nord de la cascade de l'Escalé d'Aigue-Torte. Depuis le versant français, en regardant la cascade, la croix frontière est à droite.

    La croix frontière numéro 281 est difficile à trouver, située au Nord-Est et à une quarantaine de mètres du proche col de Bernère ou Pas de l'Echelle, elle est gravée sur le sommet de la falaise où a été fixé un panneau solaire et est entourée de vide arf . Celui qui l'a gravée n'était pas sujet au vertige yes .

    Les croix frontière 287 "au bord du Fourat de las Tirérès", 288 "à 200 mètres de la dernière" et 289 "à 160 mètres et au Sud-Est de la croix précédente", sont également difficiles à situer et les distances qui les séparent sont moindres, il y a en réalité moins de 100 mètres entre chaque repère ^^ .   

    Entre les bornes frontière numéro 292 et numéro 293, sur le versant Oriental d'un mamelon, il y a une ancienne croix frontière gravée sur un grand rocher penché vers l'Est (1560 m.).

    Entre les bornes frontière numéro 293 et 294, il y a une ancienne croix frontière gravée sur un rocher au-dessus de la source de Sansanet (1600 m.). Cette croix semble correspondre à la neuvième croix de l'abornement de la troisième zone d'Estaés, gravée "sur les rochers qui dominent la fontaine de Sansané".

    La borne frontière numéro 294, située à 370 mètres au Sud-Ouest  de la borne 293, dissimulée dans la forêt , est également difficile à trouver. Peu après le ruisseau et la fontaine (source) de Sansané, une vingtaine de mètres avant l'entrée en forêt du sentier balisé rouge et blanc du GR 11, et à partir du rocher avec une balise rouge et blanche situé à droite du sentier, il faut quitter ce sentier pour remonter plein Ouest en forêt jusqu'à un promontoire où est située la borne wink2 .

    Au-dessus et à droite de la croix frontière numéro 295, gravée "sur la grande muraille verticale de rochers connue sous le nom de Caillavérisse",  il y a une ancienne croix frontière gravée dans la roche.

    Entre les croix frontière numéro 295 et numéro 296, il y a quatre anciennes croix frontière gravées à la fin et à la base de la grande muraille verticale de rochers de Caillavérisse ou Callaverisa (1600 m.). La première croix (1603 m.) est située environ 65 mètres avant la fin de la falaise, la seconde (1597 m.) est située une trentaine de mètres après la première, la troisième (1602 m.) est située à une vingtaine de mètres de la seconde et la quatrième (1607 m.) est située à une quinzaine de mètres de la troisième sur un rocher à la fin de la falaise.

    La carte IGN à utiliser est la 1:25000 1547 OT Ossau Vallée d'Aspe Parc National des Pyrénées.

    Voir galerie photos des bornes frontière 272 à 296




    votre commentaire
  • Les bornes frontalières des Pyrénées numérotées de 221 à 237 s'échelonnent  du col d'Errozaté ou d'Erozate au Port de Larrau ou Uthurzéhétako-Lépoua.

    Sur cette partie de la frontière on trouve encore des traces de l'abornement de la sentence arbitrale entre St Jean, Cize et Ahezcoa réalisé les 13 et 14 août 1556. Il y a des croix gravées sur des roches près des bornes frontière 222 et 223.

    La croix frontière numéro 230 est positionnée sur la carte IGN sur la rive droite de Iratiko (Irattiko) Erréka, à l'Est du terminal de la route D 18. La convention additionnelle (du 28 décembre 1858) au traité pour délimiter la frontière du 2 décembre 1856 précise après la borne 229 : "La limite suit la crête bien distincte de Ahousbidé et descend dans la même direction jusqu'à la rencontre du cours d'eau Ourbelcha, en face du rocher de Ourdandéguizarra.
    230. Croix sur le rocher de Ourdandéguizarra
    ".En voyant le lieu, on pourrait croire que le rocher signalé dans le procès-verbal d'abornement est un immense rocher, situé parmis un amas d'innombrables pierres et blocs. Il n'en est rien, ce petit rocher est situé une dizaine de mètres au-dessus de la rive gauche de l'Ourbelcha ou Iratiko (Irattiko) Erreka, à une trentaine de mètres au Sud de la rive gauche d'Ourdanitzarretako Erreka et du pierrier et à une vingtaine de mètres en contrebas de la piste. La croix frontière numéro 230 est gravée sur ce petit rocher et juste à côté il y a une borne frontière moderne qui a donc été mise après l'abornement de 1858. 
     
    Pour la borne frontière numéro 232, l'annexe V de la Convention additionnelle du 28 décembre 1858 au Traité de délimitation du 2 décembre 1856 signale: "232. A 2400 mètres de la borne précédente et à 135 au delà de la jonction de l'Errécaïdor avec la ravine appelée par les Français Imitéco-erréca et par les Espagnols Itourcharraco-erréca; cette ravine vient de la partie du Nord." Le Décret n° 2000-119 du 9 février 2000 précise à propos de la reconstruction de la borne frontière numéro 232 : "Considérant que cette reconstruction n'altère en rien le tracé de la frontière mais qu'elle modifie l'annexe V de la convention additionnelle du 28 décembre 1858 au traité de délimitation du 2 décembre 1856, il apparaît nécessaire de modifier cette annexe comme suit: " 232: à 2400 mètres de la borne précédente et à 114 mètres au delà de la jonction de l'Errecaidor avec la ravine appelée par les Français Imitéco-Erréca et par les Espagnols Itourcharraco-erréca; cette ravine vient de la partie Nord" "Si la nouvelle borne 232 est toujours à 2400 mètres de la 231, elle s'est bizarrement rapprochée de 21 mètres de la jonction de l'Errécaidor (Erréka Idorra) avec la ravine Imitéco-erréca (Imitzéko Erréka),  sarcastic ????. La carte de randonnée IGN 1:25000 1346 ET (édition 2002) signale la borne 232 détruite. Le 6 avril 2010, elle était toujours à sa place en rive gauche au-dessus de la cascade de Imitzéko Erréka (990 m.) et une dizaine de mètres avant sa confluence avec Erréka Idorra qui sert de frontière. Tout près de la borne, une croix peinte en jaune était gravée sur l'écorce d'un arbuste et le numéro 232 sur un arbre.

    La borne frontière numéro 234 n'a pas de numéro, elle est au-dessus de la confluence de la ravine qui descend de Malgorra Chipia (occupée par un torrent à la fonte des neiges) et de Ibarrondoko Erréka (1120 m.), et au milieu d'un groupe d'arbustes avec de la peinture rouge sur les troncs, l'un d'eux porte les couleurs du drapeau espagnol (6 avril 2010).

    La carte IGN 1:25000 1346 ET signale par erreur la borne frontière numéro 234 bis (234 b) en rive droite d'Ibarrondoko Erréka. Elle est au-dessus de la rive droite de Gastarrétako Erréka (1130 m.) juste avant la confluence avec Ibarrondoko Erréka.

    Pour la croix frontière numéro 235, l'annexe V de la Convention additionnelle du 28 décembre 1858 au Traité de délimitation du 2 décembre 1856 précise: "croix sur le rocher d'Aloupégna qui appartient à la chaîne principale des Pyrénées et qui est située à 170 mètres au Sud d'un autre sommet plus élevé, nommé Chaspigaïna."  La croix est gravée sur une roche située à une vingtaine de mètres au-delà du sommet de Zazpigagn. 

    Le pic d'Orhy avec ses 2017 mètres d'altitude est le premier sommet dépassant les 2000 mètres que la frontière franchit en venant de l'Océan Atlantique. La croix frontière numéro 236 qui était "au sommet du mont Ory" a disparu ! 

    Le cours de Contracharoko Erréka qui sert de frontière entre les bornes numéro 226 et 227 est inintéressant à suivre, on peut l'éviter en remontant au-dessus de la forêt pour longer en contrebas la crête d'Urculu jusqu'au col Curutche. La crête d'Ahuntzbide (où est située la borne frontière 229) n'est plus praticable dans sa plongée sur Iratiko Erréka, il faut revenir chercher au Nord la piste du col d'Oraaté pour descendre sur Iratiko Erréka. La portion de frontière qui suit le cours de Erréka Idorra  puis celui de Gastarrétako Erréka entre la borne 231 et la croix 235 est inintéressante (réalisée le 6 avril 2010 elle est plus proche du canyoning que de la randonnée). Une piste serpente dans la forêt sur le flanc Sud du pic de Bizkarzé en longeant le Nord de la frontière mais on est très loin de la ligne de partage des eaux  qui, de la borne 221 du col d'Errozaté passe au sommet d'Errozaté, à Iraukotuturru, aux cols de Sourzay et de Burdincurutcheta, aux pics Mendibel, Chardéca, Arthanolatzégagnia, des Escaliers, aux cols Iratzabaléta, Bagargiak, Mehatzé, Sensibilé, suit la crête de Millagaté, passe à Thartako Lépoua pour suivre la crête de Zazpigagn et aller rejoindre la frontière à hauteur de la croix frontière 235 située à une vingtaine de mètres au-delà du sommet de Zazpigagn. La carte IGN à utiliser est la 1:25000 Forêt d'Iraty Pic d'Orhy 1346 ET.

    Voir galerie photos des bornes frontière 221 à 237

     


    2 commentaires
  • Les bornes frontalières des Pyrénées numérotées de 196 à 221 s'échelonnent de Pertolet à Arnéguy au col d'Errozaté.

    Tout près du col d'Orgambidé et de la borne frontière numéro 212, Une stèle a été élevée en 2006 au milieu d'un cromlech. Elle commémore le 450 ème anniversaire de la facerie entre Cize et Aëzcoa. Il y est gravé : "1556 2006 Aezkoa Garazi fazeria". Cette facerie fait partie, avec celle entre Baretons (Baretous) et Roncal, des deux faceries perpétuelles maintenues par le Traité du 2 décembre 1856. L'annexe III de la Convention additionnelle du 28 décembre 1858 précise: "Pour prévenir les doutes qui pourraient s'élever dans l'application de l'article 13 du traité de limites du 2 décembre 1856, concernant les deux faceries perpétuelles qu'il maintient dans leur intégrité, et afin de constater d'une manière claire et précise les conditions qui règlent l'usage de l'une et de l'autre conformément aux sentences de 1556 (entre Cize et Aëzcoa) et 1375 (entre Baretons et Roncal), sans reproduire le texte étendu des actes mêmes, les Plénipotentiaires des deux Etats sont convenus de résumer et de consigner dans la présente annexe les droits et obligations de chacune des parties dans la jouissance des deux faceries susmentionnées.

    ENTRE CIZE ET AËZCOA       Article unique. En vertu de la compascuité établie sur toute l'étendue de la frontière qui, depuis Iriburieta jusqu'au confluent de l'Urgatsaguy et de l'Egurguy, sépare la vallée française de Cize et Saint-Jean-Pied-de-Port de la vallée espagnole d'Aëzcoa, les troupeaux de gros et de menu bétail, sans distinction d'espèce, appartenant à chacune des deux vallées, pourront entrer pour paître et s'abreuver librement sur le territoire de l'autre, y demeurant seulement le jour, de soleil à soleil, et rentrant dans leur propre territoire pour y passer la nuit." 

    La croix frontière numéro 219 est difficile à situer. La convention additionnelle (du 28 décembre 1858) au traité pour délimiter la frontière du 2 décembre 1856 précise : "219. Croix gravée sur une roche d'Arpéa où se trouve la grotte." Elle est gravée sur un des rochers situés sur la crête qui est au-dessus de la grotte, où les pentes herbeuses sont très raides et où il faut faire très attention arf erf ! La même convention additionnelle signale après le repère 220 que: "Le terrain n'a pas permis de mesurer les trois dernières distances d'un repère à l'autre".

    Les cartes IGN à utiliser sont les 1:25000 Saint-Jean-Pied-de-Port Saint-Etienne-de-Baïgorry 1346 OT et Forêt d'Iraty Pic d'Orhy 1346 ET.

     Voir galerie photos des bornes frontière 196 à 221

     


    votre commentaire