• Les bornes frontalières des Pyrénées numérotées de 155 à 196  s'échelonnent du col de Lindus à Pertolet à Arnéguy.


    La convention additionnelle (du 28 décembre 1858) au traité pour délimiter la frontière du 2 décembre 1856 précise que la borne frontière numéro 157 est située après avoir traversé le bois de Achistoy dans un parcours de 380 mètres, et à 200 plus loin, en tout 580 mètres, à Achistoguico-gaïna. D'après la carte IGN au 1:25000, elle est située à la cote 1202 au Nord-Nord-Est du col de Mizpirachar (1139 m.) et au Sud-Sud-Ouest du sommet de Achistoy (1230 m.). Lors de mon passage en février 2009, elle n'y était pas!  Le 6 juin 2011, je l'ai trouvée sur le versant espagnol, couchée et enfouie dans la végétation, à une vingtaine de mètres en contrebas et au Sud-Est de Achistoguico-gaïna (1202 m.). 


    La même convention précise que la borne frontière numéro 196 est située à Pertolé, à 10 mètres de la rive gauche de la rivière de Valcarlos, et à 380 de la borne précèdente, comptés en ligne droite et en longeant les murs de clôture qui se trouvent sur cette direction. Cette borne n'était plus visible (février 2009) !  Elle était enterrée en contrebas du nouveau parking situé à Pertolet, près du pont (225 m.) en bordure de la Nive d'Arnéguy. En septembre 2013, le haut de la borne était dégagé et le numéro était visible !


    Une très belle traversée qui offre de superbes panoramas. Pour relier les bornes frontière 155 à 196, on ne quitte la ligne frontière qu'entre les deux dernières bornes. Le dénivelé positif est d'environ 730 mètres pour un dénivelé négatif d'environ 1670 mètres. Pour éviter l'inintéressante frontière allant d'Arnéguy à Valcarlos et au barrio de Ganecolata -sauf pour les amateurs d'alcool et de tabac, mais les sportifs montagnards ne marchent pas avec ces carburants wink2 -, il est possible de rester au plus près de la ligne de partage des eaux en suivant à partir du col de Lindus (borne frontière n° 155) une direction générale Est, pour passer par le Puerto de Ibaneta, au collado Lepoeder, sur le flanc Nord de Menditxipi (ou par son sommet), sur le flanc Nord de Txangoa (ou par son sommet) afin de rejoindre la frontière au col coté 1337 (borne frontière n° 200) situé au Sud du proche col de Bentarte et de continuer direction Est vers le col d'Arnostéguy. La carte IGN à utiliser est la 1:25000 Saint-Jean-Pied-de-Port Saint-Etienne-de-Baïgorry 1346 OT.

    Voir galerie photos des bornes frontière 155 à 196

     


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  • Les bornes frontalières des Pyrénées numérotées de 125 à 155  s'échelonnent du col d'Eyharza au col de Lindus.


    De Behorsubuztan au sommet du pic de Lindus la frontière est commune entre la France et le Pays Quint ou Quinto Real ou encore Kintoa.

    Le Pays Quint est un territoire situé entre les Aldudes et Erro, qui servait principalement de pâturage, en 1237 le roi Théobald 1er y leva un impôt qui représentait 1/5ème de l'élevage des porcs: le Quint, qui donna son nom à ce territoire. Charles Quint héritier du royaume de Castille abandonna la partie de la Navarre située de l'autre côté des Pyrénées au royaume de France. L'Ultra-puerto (actuelle Basse Navarre) fût ainsi rattaché à la France en 1530 par Louis XIII. Le Pays Quint, à cheval sur la frontière, resta indivis entre les deux royaumes. Les limites du Pays Quint furent déterminées par l'article 15 du traité pour déterminer la frontière du 2 décembre 1856 qui précise:

    "Il est convenu en outre que les habitants de la vallée de Baïgorry auront la jouissance exclusive et perpétuelle des pâturages de la partie des Aldudes comprise entre la crête principale des Pyrénées et la ligne qui a été tracée dans l'article 7, de Lindusmunua à Beorzubustan, par Isterbeguy, comme divisant en cet endroit les deux Souverainetés.

    Le territoire dont le pâturage se donne à ferme perpétuelle aux Baïgorriens est celui qui circonscrit une ligne qui, partant de Beorzubustan, suivra la chaîne principale des Pyrénées déterminée par les hauteurs d'Hurisburu, Urtiaga, Ahadi, Odia, Iterumburu, Sorogaïna, Arcoleta, Berascoïnzar, Curuchespila, Bustarcorte-mendia et Lindusmunua pour se diriger de ce dernier point à Beorzubustan en passant par Isterbeguy.

    Les habitants de Baïgorry acquerront la jouissance exclusive et perpétuelle de ces pâturages moyennant une rente annuelle de huit mille francs, représentant au cours de dix-neuf réaux par pièce de cinq francs, une somme de trente mille quatre cents réaux de vellon, monnaie espagnole." 

    Le Décret n°69-829 du 1er septembre 1969 portant publication de l'échange de lettres entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de l'Etat espagnol portant sur la jouissance exclusive et perpétuelle des pâturages du Pays-Quint, signé à Paris le 11 mars 1969 (Journal Officiel du 9 septembre 1969)  et concernant le montant de la redevance  annuelle payée par la France, en application de l'article 15, précise :

    "que le Gouvernement français accepte pour compter de l'année 1969, de porter cette somme à 60.000 F, étant convenu que le Gouvernement espagnol prendra de son côté les mesures nécessaires afin de rendre aux pâturages dont il s'agit leur superficie d'origine, réduite au cours du siècle écoulé d'environ un cinquième du fait de l'extension des surfaces boisées."

    En 2009 le Pays Quint ou Quinto Real ou Kintoa est toujours un territoire cédé à perpétuité par l'Espagne à la France contre une redevance annuelle. Situé en Espagne, il est habité par une trentaine de français qui payent la taxe d'habitation en France et les impôts fonciers en Espagne. Le courrier, le téléphone, et l'électricité sont du ressort de la France. La police et la douane sont espagnoles. L'entretien des routes dépend du syndic de la vallée de Baïgorry. Les faceries subsistent toujours. Une disgracieuse clôture de fil de fer barbelé marque les limites de ce territoire !  

    Le repère frontière numéro 142 est une croix gravée, avec son numéro, sur une roche située au niveau du sol en bordure du chemin venant de Korrotako Lépoa.

    La borne frontière numéro 143 a été très difficile à trouver. Elle est coupée en deux, la moitié Nord est restée debout et l'autre moitié est couchée à un demi mètre. J'ai sorti la végétation et les feuilles mortes et gratté la mousse qui recouvraient les deux morceaux de cette borne en pierre. Elle est située sur une raide pente, à 660 mètres d'altitude et à une dizaine de mètres au-dessus de la rive gauche du torrent Imiliztéguiko Erréka. La carte IGN 1:25000 la place par erreur sur la rive droite.

    La croix frontière numéro 145, située sur l'arête inclinée de Ourrisbarengo-éguia, est gravée avec son numéro sur une roche au niveau du sol. Le même numéro est également gravé de haut en bas sur une borne placée juste à côté.

    Pour le repère frontière numéro 146 situé sur la crête du Mont Sorogain ou Sorhogain, à Oxapoustéguico-éguia ou Ochapoustéguico-bizcarra, la carte IGN signale une borne qui effectivement est bien présente, mais à une dizaine de mètres à l'Ouest de la borne il y a une croix avec son numéro "146" gravés sur un rocher et à une dizaine de mètres à l'Est de la borne il y a une autre croix avec son numéro "146" gravés sur une roche.

    La croix frontière numéro 147 a été difficile à trouver, le rocher où elle est gravée est situé sur le flanc Ouest de la crête Nord-Nord-Est de Beordegi ou Béordégui à 800 mètres d'altitude et à une vingtaine de mètres au-dessus de la piste goudronnée. J'ai du écarter des ronces et gratter la mousse pour la faire apparaître. 

    A partir de la borne frontière 130, située sur le petit sommet d'Arrilucé ou Arluché, la frontière laisse les crêtes et se dirige en ligne droite vers Isterbégui-mounoua (Ichterbegui - borne frontière 141) d'où elle change de direction pour aller en ligne droite à Lindous-mounoua (Lindus - borne frontière numéro 153). Pour réaliser une belle traversée, il est plus interessant de quitter la frontière à partir de la borne 130 pour suivre la disgracieuse clôture de fil de fer barbelé qui court sur la ligne de partage des eaux  pour contourner par le Sud le Pays Quint ou Quinto Real ou Kintoa en passant par Azaldegi, Loilurzeko Haria, Urkiaga Lepoa, Adi, Iturrumburu, Sorogain, Mendiaundi et retrouver la frontière à la borne numéro 153 au sommet de Lindus. Outre la beauté de cet itinéraire, il permet de découvrir quelques bornes (également numérotées) délimitant le Pays Quint ou Quinto Real ou Kintoa. La carte IGN à utiliser est la 1:25000 Saint-Jean-Pied-de-Port Saint-Etienne-de-Baïgorry 1346 OT et pour découvrir le Pays Quint  la carte à utiliser est l'Editorial Alpina 1:40000 Alduides Baztan.

    Voir galerie photos des bornes frontière 125 à 155

     Voir galerie photos des bornes du Pays Quint ou Quinto Real ou Kintoa

     


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  • Les bornes frontalières des Pyrénées numérotées de 91 à 125 s'échelonnent du col d'Ispéguy au col d'Eyharza.


    La borne frontière numéro 92 est couchée (en 2009 et 2010). Tout près d'elle il y a une ancienne limite, une croix avec le numéro 92 gravés sur un petit rocher. Le 2 mars 2013, la borne était debout !

    La borne frontière numéro 93 située sur la crête (800 m) d'Olhateko Kaskoa et la borne frontière numéro 98 située à Nekaitzeko Lépoa (814 m) étaient détruites (en 2008 et 2009), il en subsiste quelques morceaux à leurs emplacements respectifs.

    Le procès-verbal d'abornement du Traité du 2 décembre 1856 signale pour le repère 116: " Croix à 190 mètres de la borne précédente, sur la même montagne Ourrizca.", une borne portant le même numéro a été installée près de la croix originelle.

    Il est possible de relier les bornes frontière 91 à 125 sans quitter la ligne frontière en réalisant ainsi une belle traversée. Le dénivelé positif est d'environ 1250 mètres pour un dénivelé négatif d'environ 1035 mètres. La carte IGN à utiliser est la 1:25000 Saint-Jean-Pied-de-Port Saint-Etienne-de-Baïgorry 1346 OT.

    Voir galerie photos des bornes frontière 91 à 125
     


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  •  Les bornes frontalières des Pyrénées numérotées de 72 à 91 s'échelonnent de Dantxarinea au col d'Ispéguy.

    Pour la borne frontière numéro 76, le procès-verbal d'abornement signale qu'elle est située "à Gorospilco-lépoa, ou col de Gorospil, également nommé Gorospilco-mougacoa, parce qu'à 2 mètres de cette borne, il y en a une ancienne en forme de large table, portant les lettres Ez et I gravées du côté de la France, et BB du côté de l'Espagne, initiales de Ezpélette, Itsasou et Baztan." La large table dont il est question, est un menhir couché. Il y a deux "B" gravés pour Baztan, "Y" et non "I" pour Itsasu ou Itxassou et "Ez" pour Ezpeleta ou Espelette. 

    La borne frontière numéro 78 est signalée sur la carte de randonnée IGN 1:25000 au col d'Iguzkiégui alors qu'elle est située un peu plus à l'Est, à la cote 604, à la fin d'un chemin bordé de clôtures.

    A environ 55 mètres au Sud-Est de la borne frontière numéro 81 située au centre d'un cromlech, en bordure du talus dominant le sentier situé au-dessus de Mendiburuko Borda il y a un monolithe avec deux croix gravées. 

    Non loin de la borne frontière numéro 85, située sur la rive gauche du ruisseau Arrouceco-erréca peu avant son confluent avec l'Ourbacouya (Regata de Aritzacun ou Torrent le Bastan), à une dizaine de mètres et sur la rive droite, il y a le numéro 85 avec le sens de la frontière gravés sur un rocher. Un arbre mort étant couché sur ce rocher, lors de mon passage le 31 mars 2014, j'ai enlevé quelques branches et ronces pour le rendre plus visible.

    Pour le repère frontière numéro 86, le procès-verbal d'abornement signale : "A Truchilen-borda-aldéa, le signal consiste en une croix, à 644 mètres de la borne précédente, à savoir : 150 dans la direction E. S. E. et 494 dans celle S. S. E.". Ce n'est pas une croix mais une borne qui se trouve à cet emplacement, sur le terrain de Turchilen Bergerie.

    Les bornes ou croix frontière 87, 88 et 89 sont situées sur une ligne pratiquement droite, allant vers le Sud, de la bergerie Larhanton au col d'Iparla. Selon les cartes de randonnée IGN au 1:25000 elles sont désignées comme bornes frontière, situées respectivement à environ 410, 670 et 850 mètres d'altitude.  La Convention du 28 décembre 1858, additionnelle au traité du 2 décembre 1856 (qui détermine la frontière de l'embouchure de la Bidassoa au point de jonction du département des Basses-Pyrénées, de l'Aragon et de la Navarre) précise les "signaux de démarcation" 87 à Labantorel-borda-aldéa, en face de l'entrée de la borde, et à 318 mètres du dernier signal, 88 à Migueren-borda; il a pour repère une croix sur un rocher voisin de la borde; la distance n'a pu être mesurée, le terrain étant impraticable, 89 au S. S. E., à Larrete, à 2 mètres plus loin qu'un rocher signalé par une croix, sans numéro; la distance n'a pu être mesurée.

    Le signe frontière numéro 87 était une borne qui a été détruite ! Elle a été remplacée par l'Espagne en 2012.

    Le signe frontière numéro 88 est bien une croix gravée sur un rocher au bord du vide, au Nord-Nord-Ouest du piton de Belzaouzk Bergerie (670 mètres).

    Il y a une borne frontière sans numéro, couchée près d'un groupe de bergeries en ruines, au Nord-Ouest de Larratéko Héguia (855 mètres).

    La borne frontière numéro 89 est couchée, et non loin d'elle il y a une croix frontière avec un semblant de numéro 89 qui sont gravés sur une roche à l'Ouest-Nord-Ouest de Larratéko Héguia (855 mètres). 

    Au sommet du pic d'Iparla (1044 mètres), il y a deux petites croix sans numéro gravées sur des roches pour indiquer, à partir du sommet, la direction de la ligne frontière. Elles ont été gravées lors d'un abornement antérieur à celui prévu par le Traité du 2 décembre 1856.

     Une remarquable mais très longue traversée pour relier les bornes frontière 72 à 91 sans trop s'éloigner de la ligne frontière, sauf entre les bornes 84 et 85, avec quelques passages délicats quand le sol est humide entre la bergerie Larhanton et le col d'Iparla (qui peuvent s'éviter en remontant plus à l'Est). Le passage au sommet du pic d'Iparla (1044 mètres) constitue le franchissement du premier sommet dépassant les 1000 mètres en suivant la ligne frontière depuis l'Océan Atlantique. Le dénivelé positif est d'environ 2160 mètres pour un dénivelé négatif d'environ 1560 mètres. Les cartes IGN à utiliser sont les 1:25000 Hendaye Saint-Jean-de-Luz 1245 OT, Cambo-les-Bains Hasparren 1345 OT et  Saint-Jean-Pied-de-Port Saint-Etienne-de-Baïgorry 1346 OT.

     Voir galerie photos des bornes frontière 72 à 91


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  • Les bornes frontalières des Pyrénées numérotées de 36 à 72 s'échelonnent des abords du col de Lizuniaga à Dantxarinea.


     

    Entre les bornes frontière 36 et 37 il y a trois petites anciennes bornes frontière intermédiaires dont la première a la tranche supérieure horizontale gravée d'une croix et la troisième est située à un mètre de la borne frontière 37, "Dans un endroit appelé Eguimiarra".

    Juste avant la borne frontière numéro 38 située "au lieu nommé Lésaca-bide.", il y a une petite ancienne borne frontière intermédiaire.

    Entre les bornes frontière 38 et 39, il y a des anciennes bornes frontière avec une croix gravée sur la tranche supérieure horizontale.

    A moins d'une centaine de mètres à l'Ouest de la borne 39, sur la crête Ouest d'Ibanteli, il y a une borne de limite espagnole sans numéro (610 m), avec un V gravé sur la face regardant Vera de Bidasoa et un E gravé sur la face regardant Echalar ou Etxalar.

    Il y a une première croix gravée sur un rocher à 80 centimètres de la borne frontière numéro 40 située "Dans l'endroit nommé Ibantalico-gaïna" et une seconde croix sur un rocher situé à un peu plus de 5 mètres de cette même borne.

    Au Sud de la borne frontière numéro 40, il y a des anciennes bornes frontière avec une croix gravée sur la tranche supérieure horizontale.

    Il y a une ancienne borne frontière avec une croix gravée et une ancienne croix frontière gravée sur un rocher, près de la borne frontière numéro 42 située "A Archabaleco-gaïna". 

    Des bornes intermédiaires ont été disposées entre les bornes frontière 44 du col de Lizarrieta et 45 du sommet d'Idoikobizkarra :

    Le texte de la convention du 28 décembre 1858 annexé au traité de fixation des limites du 2 décembre 1856 a été complété en son annexe V (acte de bornage) par des indications se référant à la borne 45, contenues dans le Décret n°88-1110 du 6 décembre 1988:

    "... ont été approuvés  les travaux de matérialisation de la frontière entre les bornes 44 et 45 dans le secteur du col de Lizarrieta... la ligne divisoire des souverainetés, installée sur celle des eaux, a été jalonnée:

    "1° Sur la plate-forme goudronnée du col de Lizarrieta, par trois plots (placas, en espagnol) de ciment, affleurant au niveau de l'asphalte, divisés chacun par une rainure longitudinale orientée selon la ligne même de la frontière, les lettres E et F étant inscrites au creux de part et d'autre..."

    "2° Entre cette plate-forme et la borne 45 sur le sommet de l'Idoetaco-gaina, par douze bornes intermédiaires le long du dos divisoire des eaux, dont le dessin est sensiblement celui de la lettre "S". Ces repères sont des prismes quadrangulaires, identiques en force à ceux de la Convention d'abornement, mais de dimensions moindres (20 centimètres de côté, et 30 centimètres de hauteur au-dessus du sol). Sur leurs faces opposées sont gravées les lettres initiales E et F et sur celle regardant au Nord vers la borne antérieure le numéro 44, accompagné d'une lettre sélective, de A à L incluses. Les coordonnées respectives de leurs distances et situations sont fournies sur un document annexe ci-joint, résultant du levé sur terrain effectué par le Service Géographique de l'Armée Espagnole, auquel les deux parties ont donné leur accord;

    "3° La sinuosité de la ligne frontière exactement suivie sur le sol entraîne que la distance effective séparant les deux bornes 44 et 45 s'élève désormais à 450,4 mètres au lieu de 408." Il y a une erreur de calcul car si on fait le total des distances séparant chaque borne, de la 44 à la 45 en passant par les intermédiaires, on trouve un total de 440,4 mètres.

    Il y a de nombreuses anciennes bornes frontière entre les bornes frontière 44 et 57.

    Entre les bornes frontière 56 et 57, sur la crête Sud-Ouest de l'Atxuria ou Pena Plata, il y a quatre stèles avec un S (Sare) gravé sur la face française, un B (Baztan) gravé sur la face espagnole ainsi que la direction de la limite frontière gravée sur la tranche supérieure.

    Juste sous le sommet de l'Atxuria ou Peña Plata (759 m) il y a une croix gravée sur une roche et au sommet il y en a deux autres, également gravées sur roche, dont une dans le même style que celles qui sont au sommet du pic d'Iparla. Le procès-verbal d'abornement du traité du 2 décembre 1856 précise qu'après la borne frontière 57 située sur la pente de la montagne d'Agnatarbé: "La ligne frontière s'élève ensuite jusqu'au grand rocher d'Archouria sur le sommet duquel il y a une croix gravée, sans numéro. On compte 345 mètres de la borne 57 au pied du rocher dont la partie Sud est inaccessible, ce qui a empêché de mesurer la distance jusqu'au sommet.".

    Il y a une ancienne croix frontière gravée sur l'énorme monolithe situé tout près de la borne frontière 58, au lieu nommé Léouza.

    La borne frontière numéro 59, située sur la rive gauche du ruisseau Sorogorrico-erréca (nommé sur la carte IGN Beherekobentako Erreka) près de la limite Est de la carrière, est difficile à trouver car elle est à moitié enfouie dans la terre.

    Entre les bornes frontière 61 et 63,  il y a plusieurs anciennes bornes frontière avec un "B" pour Baztan gravé sur la face regardant l'Espagne et un "S" pour Sare gravé sur la face regardant la France. Celle qui est située près de l'entrée du parc de jeux de la venta Urtxola, entre les bornes frontière numéro 61 et 62, a une croix gravée sur la tranche supérieure horizontale et celle qui est située un peu avant la borne frontière numéro 63 a la direction de la ligne frontière gravée sur la tranche supérieure horizontale.

    Entre les bornes frontière 65 et 66, près d'Olazurko Bizkarra, il y a une stèle avec un B sur la face française et un S sur la face espagnole.

    A Larre Azpiletakogana (128 m), sur l'emplacement qui semble correspondre à celui de la borne frontière numéro 67, il y a une borne sans inscription et tout près, à trois mètres, il y a des morceaux de borne cassée (?) avec lesquels j'ai réalisé un cairn. 

    Presque contre la borne frontière 70, près de la venta abandonnée sur la rive de Erreka Munugainako, il y a une borne avec un B et un S sur la même face. La convention additionnelle (du 28 décembre 1858) au traité pour déterminer la frontière du 2 décembre 1856 précise que la borne 70 est située "A Masacolétaco-erréca, au point de réunion des deux ruisseaux, à la gauche du ruisseau principal, nommé Mounougaïnaco-erréca, et près d'une ancienne borne portant les initiales B. S. U. de Baztan, Saint-Pré et Urdax, à 581 mètres de la borne antérieure." Saint-Pré correspond à Saint-Pée-sur-Nivelle.

    Presque contre la borne 71, à Arrateburouko Munua près de la clôture du champ de la venta Panta (130 m), il y a une stèle avec un S sur la face française et un B sur la face espagnole.

    La borne frontière numéro 72, située près de la venta Panta à Dancharia ou Dantxarinea, a été déplacée pour construire une route en 2009 et a été replacée à l'envers, le numéro faisant face à l'Orient.  

    Une très belle traversée à réaliser pour relier les bornes frontière 36 à 72 sans trop s'écarter de la ligne frontière avec toutefois des passages en terrain confus (clôtures de barbelés à franchir, ronces, épineux, végétation sauvage...) entre les bornes 66 et 71. Le dénivelé positif est d'environ 1300 mètres pour un dénivelé négatif d'environ 1420 mètres. La carte IGN à utiliser est la 1:25000 Hendaye Saint-Jean-de-Luz 1245 OT.

    Voir galerie photos des bornes frontière 36 à 72

     


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